À propos d’Hypatia

Photo de Marie-Claude L'Archer, aussi connue sous le pseudonyme d'Hypatia from Space.

Marie-Claude L’Archer aka Hypatia from Space

Marie-Claude L’Archer, auteure Montréalaise, publie sous le pseudonyme d’Hypatia from Space son blogue éponyme, ainsi que des livres sur les relations amoureuses non-monogames. Elle publie également des articles dans divers médias et participe à des entrevues télévisées et podcasts.

Hypatia et son mari Victor sont polyamoureux depuis 2013, lorsqu’ils sont tous les deux tombés amoureux de Clio, une amie de longue date. Cette relation marquante a été le début de leur découverte du polyamour. Hypatia et Victor ont fait vu les premiers balbutiements du groupe Polyamour Montréal, lorsque celui-ci n’était composé que d’un petit noyau d’une quinzaine de personnes qui se réunissaient mensuellement. Ils ont alors découvert le pouvoir de la communauté et la force du soutien dans le processus d’ouverture du couple. Très rapidement, le besoin d’une voix et d’une plume pour répondre aux nombreux questionnements de cette communauté en pleine croissance se sont fait sentir. Hypatia passait beaucoup de temps à écrire de manière informelle et échanger sur les sujets les plus divers entourant la théorie et la pratique du polyamour. C’est Victor qui a suggéré à sa femme l’idée d’un blog, afin de donner plus de portée à ses écrits. Dès la publication des premiers articles, en novembre 2015, la réponse enthousiaste des lecteurs a confirmé que le besoin d’une information pratique et de qualité était bien réel, et pressant.

Un sujet s’est imposé à Hypatia avec plus de force que tous les autres, celui de la compersion. Ce sentiment, que l’on définit comme « une émotion positive (joie, enthousiasme, attendrissement, excitation, etc.) que l’on ressent à propos du bonheur que notre partenaire retire de ses autres relations ». 

Aider les gens à être plus heureux dans leurs relations est une passion pour moi. Je crois qu’il n’y a aucun facteur aussi déterminant de notre bonheur dans la vie que notre vie amoureuse. On peut être riche, célèbre, en santé, mais si notre vie amoureuse n’est pas épanouie, notre bonheur en sera massivement affecté. C’est pourquoi j’aime autant inspirer et guider les gens afin qu’ils retirent le maximum de leurs relations. – Hypatia

Pourquoi un pseudonyme?

Hypatia et son mari ont trois enfants. Dès leurs premiers pas dans le polyamour, l’incontournable question « devons-nous en parler aux enfants? » s’est posée. Vous trouverez d’ailleurs dans ce blog une section Polyamour et Famille, dans laquelle Hypatia aborde quelques unes des questions que se posent les parents polyamoureux. S’il leur a semblé essentiel d’expliquer à leurs enfants leur mode relationnel, ils ont toutefois voulu éviter que leurs enfants ne soient stigmatisés dans leur entourage – notamment parmi leurs camarades de classe – à cause des propos tenus par maman dans son blog sur le polyamour. C’est pourquoi un pseudonyme semblait essentiel dans un premier temps. Aujourd’hui, les enfants sont devenus suffisamment grands pour choisir d’assumer pleinement le mode de vie de leurs parents. Ils ne craignent pas les représailles. Deux d’entre eux ont d’ailleurs participé à une entrevue sur le polyamour diffusée à la télévision nationale canadienne. Un pseudonyme n’est désormais plus nécessaire afin de protéger l’identité de Marie-Claude et sa famille. Toutefois, comme ses livres et son blog sont publiés sous le pseudo d’Hypatia et que c’est sous ce nom que les lecteurs la connaissent, Hypatia est là pour rester, semble-t-il. 

Et pourquoi ce pseudonyme en particulier?

Hypatia d'Alexandrie

Hypatia d’Alexandrie

Hypatia est ma philosophe grecque préférée. Elle vécut entre 370 et 415 après J.-C. et enseigna la philosophie et les mathématiques à l’école néoplatonicienne d’Alexandrie, associée à la célèbre bibliothèque d’Alexandrie. Hypatia, dont l’histoire est intrinsèquement liée à celle de son père Théon d’Alexandrie, fut une féministe avant l’heure, refusant toute sa vie les prétendants qui demandaient sa main, car être mariée aurait signifié pour elle la fin de sa carrière de professeur et le retour à ce qui était considéré à l’époque comme le rôle de la femme dans la société : faire des enfants. C’est pourquoi Hypatia demeura toute sa vie célibataire, une rareté pour l’époque.

La vie d’Hypatia d’Alexandrie se termina de manière aussi soudaine que violente, lorsqu’elle fut assassinée, découpée et brûlée par des chrétiens mécontents du charisme, du franc parler et de l’influence de cette philosophe païenne. Hypatia fut tuée lors d’une émeute encouragée par le patriarche Cyrille d’Alexandrie, qui se solda également par l’incendie de la grande bibliothèque d’Alexandrie, laquelle contenait des millions de manuscrits, une perte inestimable pour l’humanité.

La vie et l’oeuvre d’Hypatia sont brillamment mis en scène par le réalisateur Alejandro Amenábar dans le film Agora. Le personnage d’Hypatia y est incarné par la magnifique Rachel Weisz.

Pourquoi un nom en anglais pour un blogue en français?

Montréal Canada

Montréal, Canada

Mon but est effectivement de rendre la documentation sur le polyamour accessible en français, qui est ma langue maternelle, une langue que j’adore et que j’espère utiliser à son meilleur (ps : dites-le moi si je fais des fautes d’orthographe ou de syntaxe sur le site; je corrigerai tout ça en vitesse!). Mais mon objectif est également d’offrir un blogue qui soit le reflet de la réalité polyamoureuse montréalaise — j’espère que mes lecteurs québécois s’y reconnaîtront, et que mes lecteurs européens en apprécieront les spécificités culturelles. L’une des caractéristiques du vécu quotidien du Montréalais moyen est d’osciller du matin au soir entre la langue de Molière et celle de Shakespeare, en fonction des lieux où il se trouve, des personnes avec qui il converse et des documents qu’il lit. Par ailleurs, à Montréal, le dating se fait dans les deux langues : les amoureux potentiels qu’on rencontre, en ligne ou ailleurs, ont bien des chances de ne pas avoir la même langue maternelle que nous; ça occasionne des conversations bilingues qui ne manquent pas de charme! Alors non, un nom en anglais pour un blogue en français, ce n’est pas incohérent; c’est un reflet de qui nous sommes!