Croissance personnelle Général

Polyamour et dépendance affective

dépendance

Rétrospectivement, je constate que le polyamour s’est révélé tout doucement en moi, au fil de mon éveil de conscience. Ce qui m’a intéressée dans cette ouverture, ce n’était pas tant l’attrait de pouvoir « avoir accès à tout le buffet », car la fidélité n’a jamais été pour moi un problème ; mon besoin d’authenticité a toujours été bien trop fort pour accepter de vivre des adultères dans ma petite poche secrète.

Bien avant avoir eu connaissance de l’existence même du Polyamour, j’ai ressenti d’une manière subtile, mais quand même vive, qu’il m’était possible de ne plus alimenter  ma dépendance affective, en choisissant de vivre l’amour avec un cadre plus souple que ce que je connaissais jusqu’alors. Il m’a fallu plusieurs années, et beaucoup de travail à accueillir mes peurs, pour me rendre compte que mes réponses se trouvaient dans les relations ouvertes.

Depuis un an et demie, je suis entrée à petits pas dans cette nouvelle manière de vivre, en déconstruisant par petits morceaux mes anciennes perceptions de l’amour et du couple. Tout ça ne s’est et ne se fait pas d’une manière linéaire ; À chaque rencontre où l’attirance était plus intense et plus globale, j’ai eu à me débattre avec des réflexes émotifs monogames, ancrés dans l’insécurité et la dépendance.

En fait, je vois maintenant que les relations monogames que j’ai vécues alimentaient grandement mes insécurités. Paradoxe.

Polyamour et célébration de Soi

J’ai un très grand besoin de connecter, intensément, profondément, beaucoup, souvent. Ça fait partie de mon essence et plus je l’accepte, plus je m’aime, plus je suis bien. Ça rayonne ! Toute cette intensité est vraiment trop grande pour ne partager qu’avec une seule personne ! Je suis excessive, mais d’une manière qui ne me nuit plus. Je vais loin, j’offre beaucoup à ce monde, j’ai besoin de beaucoup d’énergie, je la puise à diverses sources, dont ma vie amoureuse.

Je suis une grande amoureuse. Et je n’ai plus envie de me trouver « trop » pour qui que ce soit. Trop intense, trop demandante. Trop deep. De partager l’amour avec plusieurs partenaires, avec ou non de la sexualité, ça me permet d’être beaucoup plus sereine. Je n’ai pas à tout partager avec une seule personne. À combler mes besoins qui sont très grands, avec une seule personne.

Y’a une immense dose de pression qui est en train de disparaître de ma vie. Ça me laisse de la place pour rayonner ce que je suis complètement, en choisissant où je me connecte beaucoup plus intuitivement. Et plus j’assume tout ça et agis en ce sens, plus des opportunités presqu’incroyables se manifestent. Et je suis le seul juge de mes actions. Je suis authentique, je mets cette histoire de polyamour au clair dès le tout petit mini début d’une possible relation. Je ne reviendrai plus en arrière sur ça.

J’ai fait des pas de géant en tellement peu de temps. Tout s’accélère, et j’apprends à naviguer à mon propre rythme. Je vis des relations amoureuses, pas des relations de dépendance. C’est impressionnant. Je suis vraiment heureuse de ce « saut quantique » qui me propulse dans ma vraie vie ; J’attendais ça depuis toujours.

Voilà pour mon petit grain de sel polyamoureux… J’avais envie de vous partager mon angle là-dessus! 

Mielikki

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6 Commentaires

  • Répondre
    Ariane
    6 août 2017 at 03:35

    Merci pour ce très beau texte qui vibre en moi et me parle tellement auj.
    En me posant la question ce matin de ce qu’était, pour moi, l’abondance affective, ma réponse était : je ne veux pas être en couple et je veux aimer. Je me suis dit : waw, ça va être compliqué ça !
    Et puis je lis ceci et en fait, non, ça peut être très simple, pas le plus facile, j’en suis sûre, mais le polyamour comme décrit ici me correspond tout à fait..
    Aimer mais ne pas me sentir prisonnière d’une seule relation!
    Merci de m’avoir éclairée 😉

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    Clara
    6 juin 2016 at 17:35

    Ça fait écho en moi… merci pour ce beau partage! C’est authentique, vraiment ça fait du bien.

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    swann de coachella
    16 avril 2016 at 23:11

    Je comprends parfaitement mais je pense qu’il faut déjà s’aimer soit même pour en arriver là. Je crois que j’ai un petit souci d’estime de moi-même qui revient régulièrement… et se transforme malheureusement en de violentes crises d’angoisse, de plus en plus intenses.

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    Buccellato Dominique
    6 avril 2016 at 15:27

    C’est super !

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    Florence
    6 avril 2016 at 05:13

    Ouah ça résonne très fort en moi… J’aimerai tellement me sentir apaisée… Un jour… Merci

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    Eilane
    6 avril 2016 at 02:56

    Merci pour ce partage. J’aurai pu l’écrire tant j’ai vécu la même expérience.
    Je me suis débarrassée de ma dépendance affective que je considérais comme un boulet dans ma vie. J’ai besoin d’aimer évidemment, mais pas d’utiliser l’autre pour combler un besoin et c’est vrai que ça fait toute la différence 🙂

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