Croissance personnelle Jalousie et compersion

Les 3 émotions primaires de la jalousie

peur

On l’a dit et redit, la jalousie n’est pas une émotion unique, mais plutôt un cocktail d’émotions et de sensations physiques mélangées. Dans la perspective d’une meilleure compréhension du phénomène et d’une meilleure connaissance de soi, il est utile de savoir quelles sont les composantes principales de VOTRE propre version de la jalousie, car, répétons-le, chacun est unique dans son ressenti.

Peur, colère et tristesse

Selon Kathy Labriola, auteure du Jealousy Workbookles trois émotions primaires composant la jalousie sont la peur, la colère et la tristesse. Toutes les autres émotions négatives – il y en a des centaines – sont en fait des variantes de ces trois émotions humaines de base.

Poussées à leur extrême, la peur, la colère et la tristesse deviennent la terreur (ou la panique), la rage et le désespoir.

Lors d’une crise de jalousie, la plupart des gens expérimentent une, deux, voire les trois émotions, simultanément ou l’une après l’autre, dans des proportions qui leur sont propres.

Sans vouloir tomber dans le stéréotype, il semble que les hommes aient plus tendance à ressentir la jalousie sous forme de colère, alors que les femmes la vivent plus souvent sous forme de peur et de tristesse. Mais bien entendu, il ne s’agit que d’une généralisation.

Nous allons maintenant examiner ces trois émotions séparément.

De quoi avez-vous peur?

On compte 5 peurs principales concernant la jalousie :

  • Peur de l’abandon
  • Peur de perdre la face ou perdre le statut dans la communauté
  • Peur de la trahison
  • Compétitivité et peur de ne pas être à la hauteur
  • Peur de la rareté ou de la pénurie (d’amour, de temps, de sexe, etc.)

Regarder sa peur en face

Concernant chacune de vos peurs, posez-vous les questions suivantes, et répondez-y le plus honnêtement possible :

  • Quelles sont les chances que ma peur devienne réalité?
  • Même si les chances sont très minces, y a-t-il un noyau de vérité dans ma peur?
  • Si ma peur devait se concrétiser, comment est-ce que je gèrerais la situation?
  • Que puis-je faire pour prendre soin de moi-même dans cette peur?
  • Quel support puis-je demander de la part de mes partenaires, de mes amis, de ma communauté, afin de résoudre cette peur?

Contre qui ou quoi suis-je en colère?

  • Suis-je en colère contre maon partenaire? contre saon partenaire? contre moi-même? ou contre quelqu’un d’autre?
  • Suis-je plutôt en colère contre les circonstances, contre la situation en général, plutôt que contre une personne?
  • Suis-je en colère parce que la situation est hors de mon contrôle?
  • Est-ce que ma colère est causée par la situation présente, ou par le souvenir d’une situation passée?
  • Ma colère est-elle plutôt rationnelle ou irrationnelle?
  • De 1 à 10, quelle est l’intensité de ma colère? Ce chiffre est-il proportionel à la situation, ou est-il exagéré? Si l’intensité de ma colère est exagérée compte tenu de la réalité, quel serait un chiffre raisonable?
  • Même si ma colère ne semble pas justifiée ou acceptable, y a-t-il un élément dans cette situation qui me fait sentir non respecté-e ou négligé-e? Quelqu’un a-t-il eu envers moi un comportement que je considère injuste ou non éthique?
  • En toute honnêteté, est-ce que je suis (même juste un peu…) en train de jouer la victime? Comment pourriez-vous plutôt avoir une attitude d’auto-responsabilité?
  • Qu’est-ce que je devrais changer dans ma propre attitude?
  • Qu’est-ce que je devrais verbaliser à maon partenaire?

Qu’est-ce qui me rend triste?

  • Quelles sont les émotions de tristesse que je ressens? dépression, insécurité, sentiment d’être inadéquat-e, dégoût de soi, ennui, solitude, blessé-e, perte, deuil, submergé, épuisé, faible, abandonné, fragile, etc.
  • À propos de quoi suis-je triste? Est-ce à propos d’un comportement de maon partenaire? Est-ce seulement le fait qu’ille a une autre relation? ou parce qu’ille est attiré par quelqu’un d’autre? Qu’y a-t-il dans cette situation qui semble causer ma tristesse?
  • Est-ce que ma tristesse est à propos de la situation présente, oû est-ce plutôt à propos de quelque chose dans mon passé?
  • De 1 à 10, quelle est l’intensité de ma tristesse? Ce chiffre est-il proportionel à la situation, ou est-il exagéré? Si l’intensité de ma tristesse est exagérée compte tenu de la réalité, quel serait un chiffre raisonable?
  • Même si ma tristesse ne semble pas justifiée ou acceptable, y a-t-il un élément dans cette situation qui me fait sentir non respecté-e ou négligé-e? Quelqu’un a-t-il eu envers moi un comportement que je considère injuste ou non éthique?
  • En toute honnêteté, est-ce que je suis (même juste un peu…) en train de jouer la victime? Comment puis-je plutôt avoir une attitude d’auto-responsabilité?
  • Qu’est-ce que je devrais changer dans ma propre attitude?
  • Qu’est-ce que je devrais verbaliser à maon partenaire?

Ces questions vous ont-elles été utiles? Laissez-moi vos commentaires! Si vous êtes aux prises avec la jalousie, consultez mes autres articles ici.

Affectueusement,

Hypatia

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4 Commentaires

  • Répondre
    Sophie
    15 novembre 2016 at 17:42

    Hypathia tout cela est très nouveau pour moi. Je suis quelqu’un de très solitaire et déjà avoir une relation ce n’est pas anodin. Je ne sais pas si ça changerait quelque chose pour moi de rencontrer ces metamours, je ne sais pas si j’ai envie de les connaître, ce n’est pas moi qui ai des affinités avec ces personnes, je ne me sens pas investie dans le polyamour, je ne suis pas contre non plus mais en tant que « mono » ( je sais pas si c’est le terme exact) je ne vois pas ce que ça change de les rencontrer ou non au niveau de partager des fluides avec eux… Ce n’est pas avec eux que je suis en relation; ils seraient des amis ( ce qui serait possible je suis tt à fait ouverte d’esprit) ce serait pareil je pense… Je n’ai pas décidé d’être dans cette forme d’intimité avec eux tout simplement…

    • Répondre
      Hypatia
      16 novembre 2016 at 08:23

      Je dirais que les fluides sont symboliques ici. Car entendons-nous, une fois que ton partenaire a pris sa douche, et que les draps sont changés, il n’y en a plus de fluides. Mais si dans ta tête ton partenaire est toujours  »souillé » par ces fluides, c’est moins le produit biologique qui te trouble que ce qu’ils représentent : la présence d’une personne que tu n’as pas choisie dans ta vie. Et ca se comprend : Comment ne pas être dégoûté des fluides corporels d’une personne avec laquelle on n’a pas choisi d’être en lien, mais qu’on se voit plutôt imposer?

      Au fil du temps, il faudra que tu décides si tu es seulement une victime d’une situation que tu n’as pas choisie, ou si tu choisis cette situation dans laquelle tu es. Est-ce qu’on t’impose des métamours, ou est-ce que tu choisis toi-même d’avoir ces personnes dans ta vie? Ca ne changera pas le fait que ces personnes sont là, mais ca va changer ton pouvoir sur la situation : tu décideras d’être au contrôle de ta vie plutôt que de la subir. Il se peut que tu choisisses de ne pas être avec ce polyamoureux, ou bien que tu choisisses d’être avec lui, et peut-être amie avec elle (j’encourage toujours de rencontrer ses métamours, ca change beaucoup de choses!). Dans tous les cas, ce qui compte, c’est que ce choix t’appartient à toi.

  • Répondre
    Sophie
    14 novembre 2016 at 12:16

    Bonjour Hypathia !Je lis toujours avec beaucoup d’intérêt ces articles sur la jalousie. A chacune des questions je ne me sens pas en insécurité je n’ai pas peur de l’abandon je ne suis pas dependante relationnelle. Je ne suis pas jalouse par manque de temps qui m’est accordé en fait je ne suis pas jalouse du tout qd j’y pense car chaque personne est différente. Et donc incomparable…
    Par contre moi je ne suis pas poly mais en relation avec quelqu’un qui est polyamoureux. Alors personnellement je sens que envers les pesonnes qui soiffrent de jalousie c’est un peu spus jacent que ces personnes ont des questions à se poser et des choses à dépasser… Il y a une chose qui revient c’est  » degout de sois même  » et si ce n’etait absolument pas un degout de sois même mais plutôt le degout de partager via le partenaire commun, des fluides corporels avec quelqu’un qui peut être ne me plaît pas du tout et que je n’ai pas choisi? Peut on encore appeller ça doit la jalousie ? Merci de ta réponse et bonne journée à toi

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      Hypatia
      15 novembre 2016 at 08:03

      Ce dégoût des fluides corporels indirectement partagés m’a déjà été mentionné, mais je n’ai encore jamais approfondi la question par des recherches. Ce serait intéressant d’aller voir ce qu’il y a derrière. On m’a déjà dit que c’était l’impression de partager la sexualité (ou l’énergie sexuelle) d’une personne avec laquelle on n’est pas en relation. C’est trop d’intimité. Trop d’information en quelque sorte, qu’on ne veut pas à propos d’une personne. Juste une question comme ca : dirais-tu que ce dégoût des fluides est diminué en connaissant plus ton/ta métamour? Est-ce que tu as rencontré les amoureux-ses de ton conjoint, ou est-ce que ce sont des étrangers pour toi ?

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