Communication

La communication, clé du succès dans le polyamour

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Si la communication est connue comme la clé du succès de n’importe quel couple, c’est encore plus vrai des couples polyamoureux. 

Il existe une boutade qui dit que pour être polyamoureux, il faut avoir un doctorat en psychologie. Cette plaisanterie comporte un incontestable fond de vérité.

Comprendre la psyché humaine, les relations amoureuses, et la communication n’arrive pas en laissant cela au hasard. Les quelques réflexions que j’apporte ci-dessous visent donc surtout à vous convaincre de vous investir afin de développer vos aptitudes et apprendre des techniques de communications, telles que celles proposées par la Communication Non Violente (CNV).

Communiquer ses besoins et ses émotions est difficile pour la plupart d’entre nous. Parfois, on n’arrive pas à exprimer nos besoins parce qu’on ne les comprend pas bien. Mais parfois, ce qui rend encore plus difficile de partager nos besoins, c’est la peur qu’ils ne soient pas entendus par l’interlocuteur ou qu’ils soient jugés ridicules. Nous espérons tous ardemment que nos besoins soient validés par les êtres qui nous sont chers.

Paradoxalement, plus une personne compte pour nous, plus on aura peur de lui exprimer nos besoins, car sa réaction aura un impact d’autant plus important sur ce que nous ressentons à propos de nous-mêmes. Lorsque nos partenaires laissent entendre que nos besoins ne font pas de sens, c’est notre valeur en tant qu’individu qui semble remise en question.

Le polyamour suscite de manière continue des situations qui génèrent toutes sortes d’émotions chez vos partenaires. Ces émotions correspondent parfois à des problèmes qui doivent être résolus, ou à des besoins auxquels il faut répondre, mais pas toujours. Parfois votre partenaire a seulement besoin d’être écouté. Par ailleurs, un partenaire qui vit des émotions négatives n’est ni brisé, ni défectueux. Votre rôle n’est donc pas de le réparer ou de changer son état d’esprit.

Malheureusement, la plupart d’entre nous ne savons pas écouter véritablement. Lorsque nous « écoutons » nos partenaires, nous n’entendons ce qu’ils nous disent que d’une oreille, en pensant surtout à ce que nous répondrons ensuite. Il en résulte un dialogue de sourds où tout le monde parle, mais où personne ne sent qu’il a été entendu.

Un truc concret pour démontrer à votre partenaire que vous avez bien entendu ce qui vient d’être dit consiste à écouter sans interrompre, puis à reformuler ce que vous avez compris. Sachant que vous avez véritablement écouté ce qu’il a dit, votre partenaire sera davantage disposé à vous écouter à son tour.

 

Et vous, quel est votre meilleur outil de communication? Laissez-moi vos idées et commentaires!

Affectueusement,

Hypatia

 

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4 Commentaires

  • Répondre
    Louis
    19 septembre 2017 at 01:26

    Quand on parle de ses problèmes avec un partenaire (ou un ami), on va souvent chercher deux choses en même temps: du soutien émotionnel, et des pistes de solution pour régler les problèmes sous-jacents.

    Un piège courant quand un partenaire nous parle de ses problèmes, c’est quand on porte bien attention à ses sentiments, on l’écoute attentivement, on veille à son confort… mais dans tout ça on oublie de trouver des solutions à long terme aux problèmes relevés, et de faire des vrais plans pour les appliquer. Souvent c’est évacué sous la forme d’un « je ne veux plus y penser », ou d’un changement de sujet, ou d’un « c’est correct » lâché du bout des lèvres.

    Je pense que ce genre de fuite vers l’avant peut être un problème de communication assez dangereux, donc j’ai un réflexe de « gestionnaire de projet » de toujours chercher une conclusion à une discussion de problème, un « donc », une décision à prendre pour éviter le problème en question dans le futur.

    Par exemple, j’ai oublié de mentionner une sortie que j’avais prévue, et ça a bousillé une soirée, *donc* je devrai redoubler d’efforts pour mentionner mes plans de sorties en avance la prochaine fois.

    Ou alors on stresse parce qu’on manque toujours de vêtements propres à la dernière minute, *donc* on devra prendre l’habitude de faire la lessive dès que le panier de linge sale est à moitié plein.

    Ou alors j’ai entraîné trop vite mon partenaire dans une activité qu’il n’aimait pas trop, *donc* la prochaine fois je vais explicitement lui demander son avis avant de me commettre. Des choses concrètes, quoi.

    S’il manque un « donc », ça veut probablement dire qu’on a une discussion inachevée, et que ça vaut probablement la peine de la terminer en trouvant ce « donc », sinon le problème va juste nous retomber dessus la prochaine fois et ça sera pire. Des fois il faut remettre la discussion à plus tard, quand les émotions sont trop à vif, mais je préfère ne pas traîner là-dessus. La recherche du « donc », c’est mon indice pour éviter les mal-entendus et les ressentiments secrets.

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      Hypatia
      19 septembre 2017 at 06:19

      Je suis tout à fait d’accord avec toi. Si on omet la partie ‘donc’, il y a plus de chances qu’on doive avoir la discussion à nouveau, car un problème sans solution devient effectivement un problème récurrent. Là où ca devient ‘tricky’, c’est quand la partie écoute est occultée parce que c’est tellement plus concret de sauter aux solutions tout de suite. Ou encore, il existe certaines émotions qui ne sont pas associées à un probleme à régler. Par exemple ‘je suis triste parce que mon chat est mort’ ne vient pas avec un ‘donc’, mais n’en demeure pas moins un sentiment qui a besoin d’être accueuilli. Merci pour ton commentaire!

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    Eloise Lapointe Leblanc
    16 septembre 2017 at 15:38

    Mon meilleur outil de communication, c’est de répéter, dans mes mots, ce que j’ai compris de ce que l’autre vient de dire, et inversement. (je sais que c’est une technique qui a un nom, mais je ne me souviens plus).

    Le plus mauvais outil de communication est le texto avec lequel, même si on ajoute des émoticons, il est hyper facile de mal interpréter ce que l’on nous dit.

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      Hypatia
      16 septembre 2017 at 18:39

      Je crois que ca s’appelle tout simplement ‘reformulation’. C’est précisément ce que je suggère à la fin de l’article. Au début, ca semble très artificiel de faire ca, car on a l’impression de répéter comme un perroquet, mais quand on voit l’efficacité que ca a, surtout pour calmer le partenaire qui se demande si on l’a bien écouté, et qui se rend compte que oui (ou pour nous faire voir à nous qu’on n’a rien compris du tout à ce que l’autre disait, mais si c’est le cas, on préfère le savoir), on finit par le faire de manière de plus en plus naturelle et spontannée.

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