À propos

À propos d’Hypatia

Hypatia from Space est une blogueuse polyamoureuse basée à Montréal. Elle et son mari Victor sont polyamoureux depuis 2013, lorsque ce qui devait n’être qu’un 3-some est devenu de manière soudaine et inattendue une triade amoureuse avec Clio, une amie de longue date. Cette relation marquante a révélé à ce couple, marié depuis déjà 1997, les possibilités infinies de la non-monogamie éthique.

Hypatia et son mari ont trois enfants, dont deux sont désormais de jeunes adultes, qui connaissent le mode de vie non-conventionnel grâce auquel leurs parents vivent l’amour et les relations multiples. À ce titre, ils sont en mesure de conseiller les parents qui ont des préoccupations concernant la manière de gérer le polyamour en contexte familial.

Pourquoi un pseudonyme ?

Bien que tous les proches d’Hypatia et de Victor sachent qu’ils sont polyamoureux, ce n’est pas le cas d’un certain nombre de leurs amis et partenaires, dont certains souhaitent conserver l’anonymat pour des raisons familiales, professionnelles ou autres. Hypatia et ses collaborateurs ont le souci de respecter le secret de ceux qui pourraient être stigmatisés dans leur milieu de travail, leur famille ou leur cercle d’amis. À quel moment et à qui sortir du placard est une question que chacun doit se poser individuellement et une démarche que chacun vit à son propre rythme. Loin de nous l’idée de forcer le coming out de qui que ce soit par ce blogue. Donc : de faux noms pour l’instant.

Toutefois, s’il vous prenait l’envie de rencontrer Hypatia en personne, vous en aurez l’occasion lors de ses conférences et participations à des événements polyamoureux!

Et pourquoi CE pseudonyme en particulier ?

Hypatia d'Alexandrie

Hypatia d’Alexandrie

Hypatia est ma philosophe grecque préférée. Elle vécut entre 370 et 415 après J.-C. et enseigna la philosophie et les mathématiques à l’école néoplatonicienne d’Alexandrie, associée à la célèbre bibliothèque d’Alexandrie. Hypatia, dont l’histoire est intrinsèquement liée à celle de son père Théon d’Alexandrie, fut une féministe avant l’heure, refusant toute sa vie les prétendants qui demandaient sa main, car être mariée aurait signifié pour elle la fin de sa carrière de professeur et le retour à ce qui était considéré à l’époque comme le rôle de la femme dans la société : faire des enfants. C’est pourquoi Hypatia demeura toute sa vie célibataire, une rareté pour l’époque.

La vie d’Hypatia d’Alexandrie se termina de manière aussi soudaine que violente, lorsqu’elle fut assassinée, découpée et brûlée par des chrétiens mécontents du charisme, du franc parler et de l’influence de cette philosophe païenne. Hypatia fut tuée lors d’une émeute encouragée par le patriarche Cyrille d’Alexandrie, qui se solda également par l’incendie de la grande bibliothèque d’Alexandrie, laquelle contenait des millions de manuscrits, une perte inestimable pour l’humanité.

La vie et l’oeuvre d’Hypatia sont brillamment mis en scène par le réalisateur Alejandro Amenábar dans le film Agora. Le personnage d’Hypatia y est incarné par la magnifique Rachel Weisz.

Un nom en anglais pour un blogue en français, c’est pas un peu incohérent ?

Montréal Canada

Montréal, Canada

Mon but est effectivement de rendre la documentation sur le polyamour accessible en français, qui est ma langue maternelle, une langue que j’adore et que j’espère utiliser à son meilleur (ps : dites-le moi si je fais des fautes d’orthographe ou de syntaxe sur le site; je corrigerai tout ça en vitesse!). Mais mon objectif est également d’offrir un blogue qui soit le reflet de la réalité polyamoureuse montréalaise — j’espère que mes lecteurs québécois s’y reconnaîtront, et que mes lecteurs européens en apprécieront les spécificités culturelles. L’une des caractéristiques du vécu quotidien du Montréalais moyen est d’osciller du matin au soir entre la langue de Molière et celle de Shakespeare, dépendamment des lieux où il se trouve, des personnes avec qui il converse et des documents qu’il lit. Par ailleurs, à Montréal, le dating se fait dans les deux langues : les amoureux potentiels qu’on rencontre, en ligne ou ailleurs, ont bien des chances de ne pas avoir la même langue maternelle que nous; ça occasionne des conversations bilingues qui ne manquent pas de charme !

Alors non, un nom en anglais pour un blogue en français, ce n’est pas incohérent ; c’est un reflet de qui nous sommes!